Depuis l'arrivée de l'ancien président haïtien, Jean Bertrand Aristide, en Afrique du Sud, durant l'année 2004, les contribuables de ce pays paient le prix fort. C'est ce qu'a révélé le député sud -africain, Stevens Mokgalapa.
Le train de vie de Jean Bertrand Aristide qui n'a rien à envier à celui d'un ministre ne laisse pas indifférents des parlementaires sud- africains.
Au point que la ministre sud- africaine des relations internationales s'est vue dans l'obligation de fournir des explications sur l'utilisation des fonds alloués à l'entretien de l'ancien président haïtien.
L'ex président ne reçoit pas de salaire, cependant de généreuses prestations lui ont été attribuées par le gouvernement de son pays d'accueil.
Selon, la ministre Sud- Africaine des relations internationales et de la coopération, madame Maite Nkoana Mashabane, les dépenses annuelles effectuées pour Jean Bertrand Aristide seraient évaluées entre 697.000 et 828 .000 dollars américains.
Cette somme est repartie comme suit : -logement entre 395.000 et 526.000 dollars. - Allocation pour automobile environ 158.000 dollars par an. En ce qui a trait à la sécurité. Elle est déterminée par l'unité d'accueil pour VIP en fonction des besoins. S'il est établi que la sécurité du président sud-africain Jacob Zuma revient à 131.700 dollars le mois, le cout annuel de celle de monsieur Aristide serait 20 fois moins élevé, soit 79 000 dollars.
La ministre a fourni ces chiffres lors d'une rencontre avec le député de l'alliance démocratique Stevens Mokgalapa qui voulait à tout prix éclaircir les zones d'ombre relatives aux couts supportés par l'Afrique du sud concernant le long séjour du leader Lavalas et de sa famille.
Le député de l'alliance démocratique, Stevens Mokgalapa précise qu'en six ans de présence en Afrique du Sud, Jean Bertrand Aristide a couté entre 4.200.000 et 4.900.000 dollars aux contribuables sud africain.
Une somme qu'il qualifie d'énorme. Ce montant étant quatre fois supérieur à celui de l'aide humanitaire apportée par l'Afrique du sud à Haïti, après le séisme du 12 janvier.