Séisme de magnitude 4, 3 dans le Plateau central sur faille jusqu’ici inconnue

National – “L’Unité technique de sismologie (UTS) du BME s’associe au ministère de l’Environnement (MDE) et au Secrétariat permanent de Gestion des risques et désastres (SPGRD) pour informer qu’un séisme de magnitude 4.3 sur l’échelle de Richter a été enregistré le samedi 2 septembre 2017 à 04h14’08’’p.m. (heure locale). L’épicentre a été localisé à 11 km au Sud- Ouest de Thomonde et 11 km au Nord-Est de Mirebalais dans le département du Centre”, a informé un bulletin de l’unité technique sismologique du bureau des mines et de l’énergie, samedi 2 septembre 2017.

Il y a des dégâts matériels non encore estimés après le passage de ce séisme dans le plateau central .

“L’épicentre de ce séisme n’a été localisé sur aucune faille majeure connue en Haïti, la secousse a été largement ressentie dans les départements du Centre et de l’Ouest”, a informé ce bulletin de l’UTS qui “rappelle à tout un chacun que les séismes ne sont pas prédictibles et peuvent survenir à n’importe quel moment”.

“Par conséquent, face à la menace sismique, les actions de préparation restent et demeurent de rigueur: respect des normes de construction parasismique, apprentissage du comportement à tenir avant, pendant et après un séisme”, a conseillé l’UTS dirigé par l’ingénieur Claude Prépetit.

Le tremblement de terre du 12 janvier, un temps attribué à la faille Enriquillo, a été provoqué par une faille jusqu’ici inconnue, la faille de Leogâne. Les activités sismiques permettent de détecter les failles qui étaient jusque-là en sommeil.

Le séisme de cet après-midi intervient après une multitudes d’autres enregistrés particulièrement à Anse à Veau, dans les Nippes.

La terre n’en finit pas de trembler à Anse-à-Veau, plus de soixante ans après le séisme qui avait détruit cette ville situé dans les Nippes. Il y a eu deux nouvelles secousses dont l’une le 22 août, après la publication du bulletin sur les activités sismiques dans le secteur, avait confié au journal le responsable de cet observatoire et directeur du bureau des mines et de l’énergie, l’ingénieur Claude Prépetit, mercredi 30 aoû 2017.

« Autant de secousses en si peu de temps indique un réveil de la faille. Cela doit attirer notre attention », a poursuivi Claude Prepetit, soulignant que le 27 octobre 1952 Anse-à-Veau a été détruit.

A part Anse-à-Veau, un séisme dont l’épicentre situé dans la mer, a été ressenti à Jérémie dans la Grand’Anse et à Bonbardopolis dans le Nord-Ouest. Ce regain d’activités sismique arrive à un moment où beaucoup de sismographes sont en panne. Pas plus tard que mercredi, dans une interview au journal, Claude Prepetit avait confié que beaucoup de sismographes, installés il y a cinq ans, sont en panne. « Les 3/4 de nos stations sont installés depuis 5 ans. Beaucoup sont en panne, très peu sont en état de marche. Mais nous avons un accord avec le PNUD qui a commandé des équipements », avait expliqué Claude Prepetit qui voit des améliorations à l’horizon. « Dans le budget 2017-2018, on a finalement mis 7 millions de gourdes pour la maintenance de nos stations. Je pense que pour l’exercice 2017-2018, nous allons tous les remettre en marche sur le territoire », avait-t-il dit. Actuellement, six stations à large bande avec des grandes antennes très sensibles sont localisées à Juvenat,Léogâne, Jacmel, Hinche, Cap Haïtien. « Nous allons installés deux autres, l’une à Jérémie, l’autre au Môle St Nicolas. Et une demi douzaine de petits sismographes seront installés entre ces grandes stations », avait expliqué Claude Prepetit.

Il y a 7 ans, Goudougoudou avait plongé Haïti dans l’effroi en provoquant des centaines de milliers de morts et d’importants dégâts matériels, selon les autorités. Si le public est plus informé sur la menace sismique il est difficile aujourd’hui d’évaluer l’impact d’un séisme majeur à l’avenir. Les donnés sur le bâti et la consolidation de l’existant non détruit en 2010 ne sont pas encore scientifiquement analysées pour pouvoir faire une projection sur la résistance du pays face à l’aléa sismique.

SOURCE: Le Nouvelliste

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